25 novembre 2011
Marine Le Pen soigne sa popularité chez les forains
JT 2112011 ok par vonews
23 novembre 2011
Les forains du marché textile aixois : "Rendez-nous le mardi !"
Les commerçants non sédentaires se disent inquiets : "Si on doit déballer avenue des Belges, à cause des chalets de Noël, c'est un manque à gagner énorme. Laissez nous travailler, et rendez nous le mardi!"
Mais madame, on veut juste tra-va-iller." Petite explication de texte, hier peu avant le lever du jour, autour de la Rotonde. Les automobilistes qui arrivent sur la célèbre place d'Aix, les uns après les autres, s'enlisent autour de la fontaine. Renseignés, pour ceux qui demandent, par des forains remontés comme des coucous suisses. "Désolés, m'dame. Ça ne nous fait pas plaisir, vous savez, mais si on ne fait pas ça, on crève", précise l'un d'eux. En face, il y a ceux qui comprennent. Et puis les autres. Ceux pour qui les inquiétudes et la grogne des commerçants non sédentaires du marché textile ne sauraient justifier la paralysie d'Aix, un jour de semaine.
Initié en intersyndicale (Syndicat des professions non sédentaires, fédération des Syndicats de commerçants des marchés de France d'Aix, Cidunati des marchés et de la fête), le blocus "doit marquer les esprits pour faire bouger la mairie", pilonnent les commerçants à voix haute, pour couvrir le concert des klaxons qui réveille Aix.
"Avenue des Belges le public n'est pas en sécurité"
Alain, Philippe, Léon, Eric, Majid et les autres grimpent dans les camions, et entament l'opération escargot, la première du genre d'où quelques détails à régler, pour faire fléchir la municipalité, dans le dossier des forains du marché textile, qui n'en finit pas de durer. Bilan: de gros ralentissements aux entrées de ville, et la quasi-asphyxie du centre. Motifs avancés pour justifier ce gros bazar, par cette centaine de manifestants(les forains des manèges n'étant pas impliqués): la période de Noël, et la question brûlante du mardi.
"Comme chaque année, et de plus en plus tôt, l'installation des chalets en bois nous chasse. On est relegué avenue des Belges. Non seulement c'est un mouroir, là bas, mais le public n'est pas en sécurité". Un autre professionnel de renchérir: "En 2010, certains ont perdu 4 mois de chiffre d'affaires!" Bilan: certains ne se déplaçaient même plus. "Un jour, j'ai fait 35 euros! À quoi bon venir déballer avenue des Belges?" Des propositions, alors? "Une allée face aux chalets, sur le même côté du Cours, et d'autres commerçants sur le côté opposé, entre Monoprix et la Rotonde" (proposition étudiée par la Ville, lire ci-dessous).
"On ne demande rien, on veut simplement travailler"
On l'aura compris, les forains du marché textile ne lâcheront pas l'affaire : Mirabeau sinon rien. Explications : "On est sans arrêt ballotés. En 1994, on nous a fait partir des abords du palais de justice, où on était bien... Depuis, on bouge sans cesse." Martelant : "On ne demande pas d'argent, ni de subventions. On veut simplement travailler". À cela se rajoute la "perte du mardi", toutel'année. Situation qui découle d'un protocole avec la mairie, aujourd'hui dénoncé par les forains concernés: "Nous avons signé ce protocole sous la menace de voir le marché disparaître complètement".
"Dans l'immense majorité, nous sommes soutenus"
Concrètement, "on ne nous a pas laissé le choix : soit on acceptait de n'être que le jeudi sur le cours Mirabeau, soit on nous déplaçait, mardi et jeudi, loin du centre, derrière le GTP !", déplorent les commerçants non sédentaires. Qui promettent avoir tout fait, pourtant, pour offrir des garanties aux réfractaires. Pour montrer patte blanche (et des parasols uniformes de la même couleur), les forains détaillent les efforts fournis : "On a tout fait pour limiter l'encombrement des stands, on gare les camions au parking Rotonde, et on insiste pour qu'au départ du marché, tout soit propre". Pour autant, tous les riverains, particuliers et professionnels, du Cours, sont-ils en faveur du marché, mardi et jeudi? "Dans l'immense majorité, nous sommes soutenus", insistent syndicats et adhérents. Qui devraient faire ronfler leur moteur à nouveau ce matin, dès l'aube.
Ce que répond la ville : "Des accords ont été signés"
Par la voix de Jules Susini, adjoint au maire en charge notamment de la sécurité, de la police municipale, de la gestion de l'espace public et des marchés, la municipalité précise qu'au moment de décider du retour du marché textile sur le cours Mirabeau, "des accords ont été signés, avec l'Apaca (ndlr : association des commerçants d'Aix), les CIQ du centre, les syndicats de l'hôtellerie et de la restauration, et les forains". Il avait été établi, lors de ces accords rappelés par la Ville, que "le marché se tiendrait le jeudi sur le cours Mirabeau, sauf en période de Noël où il serait déplacé avenue des Belges."
Par ailleurs, "le marché du mardi a été supprimé, en accord avec eux". Quid d'une cohabitation avancée, entre les chalets de Noël et les étals du marché textile, pendant la période des fêtes, sur le cours Mirabeau? Jules Susini répond: "J'ai fait examiner cette éventualité par les services de prévention du Sdis (le Service départemental d'incendie et de secours, ndlr), et la réponse est négative. La sécurité n'est pas assurée", martèle l'élu aixois. Et pour le fameux mardi? "Pour recréer un marché du mardi, annonce Jules Susini, et comme le stipule le Code des collectivités territoriales, on ne peut se passer d'une concertation. Laquelle, et c'est la loi, doit se faire dans les règles, avec notamment un calendrier. Nous avons promis une table-ronde, et elle aura lieu prochainement, comme convenu."
25 juillet 2011
Les Urssaf ont effectué plus d'un milliard d'euros de redressements en 2010
Les Urssaf ont effectué plus d'un milliard d'euros de redressements en 2010
Travail dissimulé, erreurs dans l'application des mesures d'exonérations en faveur de l'emploi et du calcul des cotisations, frais professionnels erronés ou non justifiés... Les contrôles effectués par les Urssaf en 2010 ont abouti à plus d'un milliard d'euros de redressements sur les cotisations patronales et salariales, selon le bilan annuel de l'Acoss (agence qui chapeaute les Urssaf), qui doit être publié dans la semaine.
Atteignant 1,023 milliard, les redressements à la suite de fraudes, de négligences ou d'erreurs ont augmenté en valeur d'un peu plus de 10 % sur un an. Les restitutions aux cotisants ont, elles, baissé de près de 20 % s'élevant à 214 millions en 2010 contre 266 millions en 2009.
Pour l'organisme, ces résultats sont à mettre au crédit de la refonte du dispositif de lutte contre la fraude ces dernières années et d'une coopération entre administrations accrue.
LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DISSIMULÉ
La lutte contre le travail dissimulé (salariés non déclarés, dissimulation d'heures, dissimulation d'activité...) a constitué une part importante du travail des Urssaf et des caisses générales de Sécurité sociale, mobilisant près de 14 % du temps total de contrôle. Moyennant quoi, dans ce domaine, les redressements des cotisations opérés par les Urssaf ont augmenté de plus de 42 % par rapport à 2009, atteignant 185 millions d'euros. Ce montant a plus que doublé en 5 ans, souligne le rapport.
D'ici à 2013, fin de la convention actuelle liant l'Acoss à l'Etat, l'organisme vise les 200 millions d'euros de redressement dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé grâce notamment à la généralisation d'une expérience pilote de pôles régionaux spécialisés menée depuis 2010. A cette date, 22 Urssaf régionales devraient avoir été créées.
L'Acoss compte également se doter d'une cellule de fraudes transnationales pour "lutter plus efficacement contre une délinquance en 'col blanc' qui dévoie ou 'optimise' l'application des règles internationales". Mais si la lutte contre le travail dissimulé apparaît comme une priorité, en 2010 près d'un tiers des anomalies constatées (31,3 %) sont liées aux mesures d'exonérations en faveur de l'emploi (325 millions d'euros de régularisations).
Les irrégularités liées aux cotisations (CSG, CRDS, versement transport contribution retraite prévoyance) ont représenté quelque 12 % du total des régularisations, soit 152 millions d'euros, suivies par les anomalies liées aux frais professionnels (115 millions d'euros).
06 juillet 2011
Un rapport pointe l'écart d'impôt sur les sociétés entre grands groupes et PME
Un rapport de l'Assemblée nationale pointe les écarts importants entre l'impôt sur les sociétés payé par les groupes du CAC 40 et celui acquitté par les PME, selon Les Echos de mercredi 6 juillet.
"Le sujet est complexe, mais il faut agir", déclare M. Carrez (UMP), dont le rapport, qui doit être officiellement publié mercredi, montre une différence de pression fiscale de près de 20 points, selon le journal.
"En moyenne ces 40 groupes ont payé 86 millions d'euros d'impôts sur les sociétés par an entre 2007 et 2009. Quatre d'entre eux n'ont rien payé du tout, et les quatre entreprises à participation publique ont acquitté à elles seules 40 % de l'impôt sur les sociétés brut", indique le journal.
Le député suggère notamment de plafonner les charges déductibles, pour créer "une sorte d'impôt sur les sociétés minimum".
29 juin 2011
ACTION
MANIFESTATION CIDUNATI
Un Clochemerle version supermarchés
Le Super U n'a ouvert que sur un tiers de sa surface, hier. Des grilles barrent les rayons fermés à la clientèle. Au milieu des rôtis, souffle une fronde anti-Intermarché.
Un petit groupe de dames d'un certain âge se serre au niveau du rayon boucherie. L'espace est limité ; des grilles ont été posées un peu partout dans le nouveau Super U de Bénéjacq qui ressemble à un drôle de labyrinthe. Deux tiers de ses rayons sont bourrés à craquer de marchandises en tous genres - fringues, électroménager, bouquins, spiritueux, thé, lait, œufs, etc. - mais inaccessibles à la clientèle. La faute au Conseil d'État qui a invalidé l'autorisation d'exploitation délivrée par la Commission nationale d'aménagement commercial (lire nos éditions précédentes) et contraint l'enseigne à n'ouvrir que sur 980 m2 des 2 600 m2.
Devant les rôtis, un peu comme au bistrot, les conversations s'animent. Cette troupe d'habitantes de Bénéjacq est arrivée dès le lever de rideau, « par curiosité mais surtout pour défendre le travail sur notre commune », lance l'une d'entre elles. Et surgit, entre jambons et patates, un Clochemerle version supermarchés. « C'est dégueulasse ce qui arrive. Le soleil doit briller pour tout le monde et pas toujours pour les mêmes », dit une dame au chignon argenté. « Moi, je suis de Coarraze, enchaîne sa voisine. Eh bien, je peux vous dire que je ne mettrai plus les pieds chez l'autre ! »
« L'autre », comme elle l'appelle, c'est l'Intermarché de Coarraze (1). Comme l'association En toute franchise - dont une poignée de militants manifestaient hier devant le supermarché de Bénéjacq (lire ci-dessous) -, il avait déposé un recours devant le Conseil d'État contre son concurrent. Et a donc obtenu gain de cause.
« Une guéguerre ridicule »
Mais la manœuvre, loin d'être exceptionnelle dans l'univers impitoyable de la grande distribution, n'est guère du goût des clients croisés hier dans le supermarché amputé. « Je trouve cette guéguerre totalement ridicule et surtout dangereuse pour les emplois. Du coup, j'en deviens chauvine et, même si les rayons ne sont pas très garnis, je viendrai désormais ici faire mes courses », assure Véronique, une Parisienne installée à Bénéjacq depuis quelques années. Pas sûr que tous les clients la suivent sur ce terrain. Plusieurs sortaient du magasin avec des chariots vides, hier, comme Danièle, d'Assat : « Avec une amie, on est venue pour le rayon prêt-à-porter, mais des grilles empêchent d'y entrer, alors on s'en va. »
Pas de quoi rassurer le patron des lieux, Jérôme Vallier, qui doit déposer un nouveau dossier de demande d'autorisation d'exploitation à la Commission nationale d'aménagement commercial (Cnac), cette semaine. « Mais les délais d'instruction sont en général de plusieurs mois et je ne sais pas si je pourrai tenir très longtemps. J'ai investi 9 millions d'euros dans ce projet et j'ai des emprunts à rembourser », déclare-t-il. Rappelons que 80 employés travaillent entre le Super U de Bénéjacq et celui de Nay, maintenu ouvert avec les derniers rebondissements. « À partir de mi-septembre, il sera vendu et je n'en serai plus propriétaire, souligne Jérôme Vallier. Si la Cnac n'a pas rendu sa décision avant cette date, cela va devenir très compliqué. »
(1) Malgré plusieurs tentatives, et alors qu'il était informé que nous essayions de le joindre, son patron, François Burrau, n'a pas répondu à nos sollicitations.
L'association En toute franchise (ETF) ne désarme pas. Hier, une poignée de militants, accompagnés de représentants nationaux et départementaux de la Cidunati (Confédération intersyndicale de défense et d'union nationale d'action des travailleurs indépendants), ont manifesté devant le Super U de Bénéjacq sous les yeux des gendarmes. Pour ETF, « ce projet reste illégal », affirme Martine Donnette, malgré la restriction d'ouverture à moins de 1 000 m2. L'association avance un autre argument que celui de l'autorisation d'exploitation : celui du permis de construire. « Il aurait dû être soumis à la Communauté de communes. Or, cela n'a pas été fait », assure Martine Donnette.
De leur côté, les représentants de la Cidunati, qui ont demandé audience en préfecture et devaient être reçus dans l'après-midi, ont dénoncé « les ravages de la grande distribution sur le petit commerce ».
SOURCE
24 juin 2011
EN TOUTE FRANCHISE
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OUVERTURE RESTREINTE
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Super U Bénéjacq
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23 juin 2011
PREAVIS DE MANIFESTATION
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Projet GAND MOUN
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